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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 11:00


Lors de mon inscription comme demandeur d'emploi j'avais fait la démarche de m'inscrire à l'APEC ayant eu des échos très favorables du soutien et des possibilités qu'offraient l'APEC dans le PARE (jargon du système qui signifie Projet d'Aide au Retour à l'Emploi, catégorie à laquelle j'appartiens).


Il faut préciser que l'APEC et l'ANPE se livrent une bataille sans fin à qui récupérera le plus de demandeur d'emploi, l'unique condition d'accès à l'APEC étant d'avoir occupé un poste de cadre lors de son dernier emploi. Un point c'est tout.


Je fais les démarches, qui comme par hasard, ont pris plus de temps que prévu, mon dossier avait été égaré, ma demande de suivi par l'APEC n'avait pas été prise en compte par l'ANPE, car il faut passer par l'ANPE pour avoir accès à l'APEC.... Bref, les habituels bugs de ce type d'institution.


Je rencontre enfin ma conseillère APEC au bout de 2 mois (inscrite comme demandeur d'emploi le 18 juillet, je la rencontrais le 14 septembre) qui, au regard de mon parcours m'oriente sur un bilan de compétences : unique marge de manœuvre pour l'APEC, puisque m'est précisé lors de cette entrevue qu'aucun crédit ne peut être accordé en vue de formation.


Je signe alors un contrat PPAE (Projet Personnalisé d'Accès à l'Emploi) avec l'APEC pour me permettre d'accéder à ce bilan de compétences. Dans ce contrat, au paragraphe « Engagements réciproques » sont précisés les points suivants :


"Les engagements de l'APEC :

L'Apec vous fournit un accompagnement personnalisé et pour cela :

  • Guide votre démarche structurée de retour à l'emploi selon une méthodologie éprouvée ;
  • Met à votre disposition les supports et outils associés à chacune des étapes précitées ;
  • Assure les prestations préconisées par votre consultant.


Vos engagements vis-à-vis de l'APEC :

  • Vous mettez en œuvre une démarche active de recherche ;
  • Vous vous impliquez dans l'utilisation des supports, outils, conseils que nous vous proposons ;
  • Vous respectez notre planning de prestations (entretiens, ateliers, suivi) mis à jour au fur et à mesure de nos rencontres ;
  • Vous tenez l'APEC informée par écrit ou courriel, en temps réel, de l'évolution de votre situation professionnelle."


Jusque là tout me semble parfaitement clair et normal.


Ravie que me soit proposé un « bilan de compétences approfondi » (tels sont les termes de l'APEC repris dans la convention signée entre le cabinet et moi-même et qui n'excédera pas 12 heures au rythme de 2 h/semaine sur 6 semaines), puisque je sortais d'un licenciement violent et douloureux qui m'avait affaibli dans mes convictions quant à mon métier.

Pour ce bilan, une liste de cabinets partenaires de l'APEC me fut fournie et à moi de choisir en fonction du lieu et du ressenti lors du 1er RDV. En effet, l'occasion m'était donnée à l'issue de ce 1er RDV de m'orienter sur un autre cabinet conseil si je n'avais le bon feeling avec le consultant qui allait me suivre tout au long de ce bilan de compétences.


Retour à la sortie de bilan auprès de ma conseillère APEC pour échanger sur les conclusions de ce dernier. Je lui fais part de mon enthousiasme quant à envisager la reprise d'étude, le suivi d'un 3e cycle qui me donnerait ainsi la « légitimité » du poste auquel je prétends, bien que l'ayant exercé dans le passé. Face à un environnement de plus en plus concurrentiel et dans une France très, voire trop attachée à des diplômes, ce master semblait être une bonne porte de sortie pour une reprise d'activité. Son discours ne bougeait pas d'un iota, aucun financement possible, il fallait me débrouiller toute seule. Pas de souci, en tant que self-made woman j'en avais l'habitude.


Commençait ensuite le parcours du combattant. Je trouvais enfin la solution pour pouvoir financer ce master : le CIF CDD (le congé individuel de formation suite à un contrat a durée déterminé) qui m'assurait la première année de mon master le versement d'un salaire calculé sur la base des salaires perçus lors de ce CDD. Comme la deuxième année de master pouvait s'effectuer en alternance, je pouvais arriver, au prix de sacrifices certes (mais l'on a rien sans rien), à joindre les deux bouts. La partie n'était pas gagnée puisqu'il me fallait, et ce, en 3 mois :


  • M'inscrire au concours d'entrée en Master à Sciences Po Paris (coût env. 150 euros) ;
  • Préparer et réussir le concours d'entrée à l'aide des cours par correspondance du CNED (coût env. 480 euros);
  • Trouver un CDD de 3 mois minimum et faire en sorte que le futur employeur accepte de remplir ma demande de Fongecif (ce qui ne lui coûte rien) ;
  • Présenter et argumenter mon dossier au Fongecif.


Tellement motivée par cette perspective de 3e cycle, je me démenais dans tous les sens pour parvenir à mes fins. Ma conseillère APEC ne pouvait que m'encourager dans cette voie puisqu'en rentrant dans un CIF, je sortais des chiffres du chômage.


Malheureusement, malgré tous mes efforts, je ne trouvai point de CDD et je fus recalée au concours de Sciences Po malgré des notes fortes honorables.


Depuis 10 mois, date à laquelle j'ai eu les résultats du concours, je n'ai vu qu'une seule fois ma conseillère pour envisager ensemble les solutions de l'APRES et chaque mois je lui fais part de ma stagnation dans ma recherche d'emploi à laquelle elle met un point d'honneur à me faire sentir toute sa désolation et me rassurer sur les tensions actuelles du marché de l'emploi. ALORS L'ACCOMPAGNEMENT PARLONS-EN... CELA VA FAIRE 18 MOIS QUE L'APEC SOIT-DISANT M'ACCOMPAGNE !




Par Mon profil - Communauté : A la recherche d'un travail
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