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En 2005, la dépense nationale pour la formation professionnelle continue et l'
Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat à l'Emploi, déclarait le 21 octobre dernier sur
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Laurent Wauquiez poursuivait par ces mots :
« Dans une période qui est difficile » ... « il faut qu'on travaille sur comment accompagner les salariés qui traversent des transitions dures où ils sont au chômage et où ils cherchent un emploi, c'est toute la réflexion sur ce que l'on appelle la flexi-sécurité, c'est-à-dire, comment est-ce que dans cette période on se donne vraiment des moyens de vous accompagner, de vous faire de la formation ... ».
Je peux vous répondre M. Wauquiez, on ne nous accompagne guère et on ne nous donne aucun moyen en matière de formation. Pour illustration, voici ce que ma conseillère APEC, pour qui j'ai le plus grand respect et une profonde sympathie, m'envoie pour m'informer des formations en cours et à « pourvoir » :
Cela vous laisse songeur ???? (Je peux vous assurer qu'il ne s'agissait pas du premier mail de cet acabit). En effet, comment trouver l'argent requis pour ces formations, qui, au demeurant pourraient sembler fortes utiles, quand vous avec vos indemnités il vous faut bien évidemment dans un premier temps aire face aux dépenses du ménage telles que, je le rappelle au cas où, loyer, frais de scolarité des enfants, EDF, GDF, abonnements téléphones portables et fixes, nourriture,...
Quant à l'accompagnement, qui n'est pas notre sujet dans cet article, j'y reviendrai prochainement car j'ai quelques propositions à faire sur un accompagnement qui pourrait être réellement bénéfique et surtout constructif.
Pour en revenir à notre sujet, je peux affirmer, que lors de mon inscription en tant que demandeur d'emploi, les termes ont été clairs, il n'y a pas de budget pour la formation. Or, une étude du Ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, publiée en janvier 2009, réalisée auprès d'un échantillon de 20 600 individus âgés entre 20 et 50 ans, affirme que « 30 % des personnes en emploi en 1998 avaient changé de métier en 2003 »... « Ainsi, parmi les personnes en emploi en 1998 et en 2003 et ayant eu trois employeurs ou plus sur les 5 ans, 49 % ont changé de domaine professionnel et 14 % ont changé de métier au sein du même domaine. » Ces chiffres sont parlants. 14 % ramenés au total de la population active, cela représentait tout de même en 2003 2,78 millions d'actifs (la population active sur la tranche 25 à 54 ans se montait en 2003 à 19,88 millions).
Il est vrai que cette étude portait sur une population en activité, mais si l'on veut bien faire un effort pour penser et pour imaginer les bienfaits que la formation pourrait entraîner sur des demandeurs d'emploi... alors l'espoir serait permis. Que l'on fixe des règles claires telles que : l'exigence d'une assiduité sans faille à ce temps de formation, une adéquation entre les attentes du marché du travail, entre les compétences du formé et la formation dispensée, je suis pour à 100 %. Mais que l'on coupe tout crédit à la formation alors là, je m'insurge !
Repris sur
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«La Cour des comptes entend révolutionner la formation professionnelle. La Cour envisage jusqu'à la suppression du Congé individuel de formation (CIF), qui permet tous les ans à 50.000
salariés de réorienter leur carrière, mais qu'elle juge "onéreux". Le CIF "autorise la prise en charge de formations lourdes", "dans une dynamique de deuxième chance". La formation peut durer un
an pendant lequel le salarié reste payé.
En 2007, les 46.347 bénéficiaires du CIF, dont le nombre a plus que doublé en dix ans, ont suivi 754 heures de formation en moyenne, débouchant dans l'immense majorité des cas sur une
qualification reconnue par un titre ou un diplôme. Plus de trois-quart des bénéficiaires étaient ouvriers ou employés en 2006.
Le CIF pèche par le nombre "marginal" de bénéficiaires et son caractère "particulièrement onéreux", estime la Cour, dont le rapport paraît alors que le gouvernement va modifier d'ici l'été la loi
sur la formation professionnelle.
Le CIF mobilise un dixième (12,1%) de l'effort financier total des entreprises pour la formation continue (1,1 milliard d'euros en 2007), poursuit la Cour, qui conclut à la nécessité d'une
"réorientation profonde et rapide", notamment pour financer le DIF.
Recentrer le DIF sur les salariés prioritaires
Un Droit individuel à la formation que la Cour recommande aussi de restreindre "très fortement", notamment aux salariés "prioritaires", ceux des petites entreprises, les 50 ans ou plus, ou
dépourvus de qualification.
Crée en 2004, le DIF, qui ne permet pas de se reconvertir, sert à des formations courtes avec accord de l'employeur. Le principe est de capitaliser 20 heures par an.
"Si tous les salariés du privé capitalisaient leurs heures pour ne les utiliser, comme ils en ont la possibilité, qu'au bout de six ans, la charge potentielle cumulée pour les entreprises
atteindrait 77 milliards d'euros", avertit la Cour des comptes.
Aussi, elle préconise de le recentrer sur les salariés prioritaires.
Elle demande aussi "un système de mutualisation effectif des fonds de la formation professionnelle", centralisé au plan national et régionaux.
"A défaut d'une réarticulation d'ensemble, la suppression du CIF s'imposerait pour redéployer les financements au bénéfice de ceux qui restent exclus de tout accès à la formation", écrit la
Cour.
Le ministère de l'Emploi souscrit aux observations de la Cour.
Dans une réponse jointe au rapport, le ministère de l'Emploi "souscrit d'une manière générale aux observations de la Cour", sans se prononcer sur le CIF.
Un accord entre le patronat et
tous les syndicats, conclu le 7 janvier, exclut la suppression du CIF, et stipule, que notamment grâce à ce dispositif, les salariés sans qualification et souhaitant reprendre des études
"devraient avoir accès" à une formation qualifiante ou diplômante.
La future réglementation reprendra cet accord, mais en le complétant» .
J'ai envie de crier AU SCANDALE. Que fait-on de l'ambition professionnelle, du plan de carrière ? Est-ce un mal de vouloir grimper les échelons, d'avoir donc recours à un CIF pour pouvoir ambitionner cette ascension professionnelle ? Va-t-on continuer à étiqueter les gens, à leur ôter tous leurs rêves, qui au prix de sacrifices (un CIF peut en effet être synonyme de sacrifices, lorsque l'on est charge de famille et que l'on se retrouve sur les bancs de l'école, soit parce que l'on a pas eu la chance d'accéder à des études supérieures, soit parce que l'on a pas fait le bon choix de son cursus, et qu'il faut bachotter tout en conciliant vie de famille et vie professionnelle).
Alors que la Cour des Comptes estime dans son rapport que l'immense majorité des cas débouche sur une qualification reconnue par un titre ou un diplôme, elle voudrait le supprimer ?
La Cour des Comptes défends sa position en avançant le caractère "marginal" du nombre des bénéficiaires et son caractère "particulièrement onéreux". J'ai envie de répondre il vaut mieux 1 que 0.
Bref, le débat peut être long et argumenté et je compte sur vous pour apporter votre contribution.
J'élargirai ce débat au coût de la formation, qu'évoque en effet la Cour des Comptes, mais pas sous le même angle. Ne vaudrait-il pas mieux se pencher sur les coûts souvent astronomiques que facturent les organismes de formation et réglementer ainsi ces derniers? Pour l'avoir expérimenté au travers d'un DIF accordé par l'un de mes anciens employeurs, une formation de 16 heures sur un logiciel de PAO était facturée pour ma seule personne 2 400 euros HT et il ne s'agissait pas de cours particuliers. Est-ce bien raisonnable ?